Un gigantesque scandale éclate après Arsenal-Atlético de Madrid
Battus 1 à 0 hier soir par Arsenal, les Colchoneros disent adieu à la Ligue des Champions. Après cette désillusion, il y a de la déception mais aussi et surtout beaucoup de colère dans le camp espagnol, qui hurle au scandale.
Ce matin en Espagne, deux sentiments prédominent après la défaite de l’Atlético de Madrid face à Arsenal lors de la 1/2 finale retour de l’UEFA Champions League (1-0, 2-1 aux scores cumulés). Il y a tout d’abord de la déception. Tout proche d’une qualification en finale de C1, le club de la capitale ibérique a échoué face à des Gunners qui étaient prenables à l’Emirates Stadium. Après la rencontre, Koke était très déçu. « Oui, on est triste, ça nous fait chier, mais on est fier. On a tout donné. On a eu des occasions, mais le ballon n’a pas voulu entrer. On a réussi à les pousser contre les cordes. On a eu des occasions à la maison, ce soir aussi, mais c’est le foot. L’arbitre je ne vais pas en parler, il a essayé de faire du mieux possible.» De son côté, Diego Simeone espérait mieux. Mais le technicien argentin a aussi avoué être fier de ses troupes.
La déception des Madrilènes
«Si nous avons été éliminés, c’est parce que l’adversaire le méritait, à commencer par sa domination en première mi-temps. Je suis serein, en paix, sachant que l’équipe a tout donné. Nous aurions pu gagner le premier match, mais nous n’avons pas été assez efficaces devant le but. Aujourd’hui, nous avons progressé défensivement en première mi-temps, mais notre efficacité défensive restait limitée. Nous nous sommes améliorés en seconde période, mais certaines situations n’ont pas tourné en notre faveur. Et nous avons atteint un niveau insoupçonné, celui de rivaliser avec un très bon adversaire, et nous avons joué notre meilleur jeu. Je remercie les supporters et les joueurs. Je suis fier de notre parcours. J’avais dit en pré-saison que nous allions jouer les premiers rôles, et nous l’avons fait. Malheureusement, nous n’avons rien gagné, mais nous avons atteint un niveau difficile à atteindre.» Jan Oblak, lui, a été plus critique.
«On attend toujours qu’on nous marque un but pour commencer à jouer», a lancé le gardien madrilène. Comme lui, beaucoup d’observateurs estiment que l’Atlético aurait pu et dû faire mieux hier soir. C’est le cas de Jamie Carragher. «L’Atlético Madrid et Simeone ont joué un rôle déterminant dans cette déroute. Ce fut une prestation décevante de la part d’un entraîneur expérimenté. Ils se sont contentés de reculer, de faire circuler le ballon, de tenter toutes sortes de feintes, mais sans rien proposer de concret. Aucune idée, aucune menace, aucune véritable combativité face au pressing d’Arsenal. Aucune étincelle en attaque. Griezmann semblait isolé, le milieu de terrain était dominé… un jeu sans âme.» Sur le plateau d’El Chiringuinto, le ton était beaucoup plus violent. «L’Atlético est une équipe de lâches» ou encore «C’est une équipe de perdants», a-t-on pu entendre.
Un sentiment de colère
Certains journalistes n’ont pas compris non plus la stratégie de Diego Simeone, notamment avec Julian Alvarez et Antoine Griezmann. Outre la déception, un sentiment de colère et d’injustice prédomine à Madrid et en Espagne. AS écrit : «l’Atlético Madrid se sent profondément lésé par son élimination en Ligue des champions (…) La colère est bien plus vive au sein du club et dans le vestiaire. Pas seulement à cause de l’occasion de Griezmann. À cause de tout ce qui s’est passé à Londres. Tout a commencé la veille au soir. En Angleterre, Simeone et son Atlético Madrid sont la cible d’attaques incessantes, accusés dans la presse à scandale de manœuvres déloyales. Arsenal a protesté auprès de l’UEFA concernant la hauteur de la pelouse du Metropolitano, qui, après vérification, s’est avérée parfaitement conforme. Et lundi soir, les supporters des Gunners ont orchestré des actions pour perturber l’équipe de l’Atlético avec des feux d’artifice. »
Les Colchoneros ont d’ailleurs déposé une plainte auprès de l’UEFA. Le média espagnol poursuit ensuite :« plus tard, l’équipe est arrivée au stade sans escorte jusqu’à la dernière ligne droite, où elle a été bloquée devant les portes. Le spectacle final les attendait sur le terrain. Alors qu’une seule minute de temps additionnel a été jouée, des ballons disparaissaient, et les joueurs d’Arsenal eux-mêmes envoyaient le ballon dans les tribunes ou ailleurs sur le terrain. Toutes ces histoires de manœuvres déloyales…» Mais ce n’est pas tout. AS indique que l’Atlético de Madrid l’avait mauvaise dès la nomination des arbitres de la rencontre. Cela a provoqué l’indignation des Madrilènes. C’est Daniel Siebert qui était au sifflet de cette rencontre.
Un scandale pour l’Espagne
AS indique que l’Atlético n’a pas apprécié que ce soit cet arbitre, puisque le club espagnol n’a jamais gagné avec lui en 3 rencontres (2 défaites et 1 nul). A chaque fois contre des clubs anglais. De plus, les Colchoneros n’étaient pas contents de retrouver Bastian Dankert, en charge de la VAR. «Sur les sept matches qu’il a arbitrés, un seul s’est soldé par une victoire. Il s’agissait du succès 1-0 contre le Real Madrid, qui a finalement été éliminé par Arsenal aux tirs au but… avec ce double contact controversé de Julián qui reste gravé dans les mémoires et a nécessité une clarification du règlement. Les deux dernières éliminations en Ligue des Champions ont eu lieu sous la direction du même arbitre.»
Hier soir, les Madrilènes étaient fous de rage contre l’arbitrage, eux qui estiment qu’ils auraient pu bénéficier de 3 pénalties, notamment après des fautes sur Giuliano Simeone ou Antoine Griezmann. « Calafiori marche sur Griezmann, c’est penalty. Il touche son pied d’appui et le fait tomber », a confirmé Iturralde González, consultant arbitral pour la SER et AS. Après la rencontre, Diego Simeone a préféré ne pas entrer dans la polémique. « Je ne vais pas m’attarder sur une action aussi simple et évidente que celle impliquant Griezmann. C’est flagrant… Je ne vais pas m’y attarder, car ce serait chercher des excuses, et je ne veux pas chercher d’excuses.» En coulisses, le ton est différent. L’Atlético estime avoir été victime de nombreuses injustices, avant, pendant et après la rencontre. En Espagne, on parle de scandale…
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